vendredi 14 octobre 2016

Une réponse inattendu

Issue d'une série de tribulations et de rebondissement improbables, cette réponse à une vielle requêtes m'est finalement parvenu par des voies... enfin bref. Bien que transmise de manière quasi-privé (en effet, un intermédiaire fut récipiendaire du message avant moi, et a donc pris connaissance du message, avant moi), j'ai décidé de le rendre public. Je pense que son auteur ne m'en tiendra pas rigueur, il ne contient pas de codes secret de bombe atomique et aucune vie n'est menacée par son contenu. L'auteur étant par ailleurs anonyme, je pourrais très bien l'avoir écrit moi-même. J'estime que je ne devrais pas être le seul à réfléchir sur le contenu de cette réponse (qui n'est pas non plus révolutionnaire) qui peut trouver sa place selon moi dans un débat ontologique et philosophique classique.

Voici le message (en citation, les citation de mon texte original):


*** de @EpheDanica à 00:48 (le 13/10/2016)

"Madame (NDR: il s'adresse à l'intermédiaire, pas à moi), ayant des difficultés à atteindre la messagerie privée de E. Sedenion - dont le message a été repris sur votre espace de discussion, pourriez-vous lui transmettre ces quelques considérations, en privé, sur ce réseau social (Twitter) ? Vous remerciant chaleureusement, voici le contenu à transmettre :

« Mais ce n'était peut-être pas de l'aide que j'attendais (quand bien même j'en aurais besoin), du moins pas sous cette forme. Mais plutôt de la contradiction bien verrouillé (où ai-je tort, pourquoi, comment, etc.) et éventuellement les informations qu'il me manque pour concevoir une cohérence métaphysique dans ce qui semble être à bien des égares un gigantesque gâchis. »

- Aucune « autorité », sage, scientifique, extraterrestre, divinité, ne peut vous guider sur « la voie ». Votre quête est vaine. Vous devez être, à vous-même, votre propre lumière. Croire qu’un Tiers, aussi grandiose soit-il, puisse détenir la Vérité et pourra vous la transmettre, est une illusion candide. Souvenez-vous de l’aphorisme de la lettre D 78 et l’idée que l’observation elle-même altère la nature de ce qui est observé.

- Il en est de même dans votre raisonnement - le « vôtre » recouvrant, par extension, celui du reste de l’humanité, laquelle fonde ses schémas de pensée selon une logique limitative de type aristotélicienne. Vous diriez « binaire » : être / non être, objet / sujet, intérieur / extérieur, moi / autre, etc.)

- Par ailleurs, n’oubliez pas qu’une autre illusion se nourrit du processus même de la description, c’est-à-dire : l’emploi de mots. Le mot n’est pas la chose. Décrire la couleur « rouge » à un individu non voyant de naissance n’est pas lui permettre d’accéder à la Vérité du rouge.

- La substitution de la Vérité par « l’explication-mot» est une aberration malheureusement courante.

- Quelques considérations concernant vos interrogations légitimes :

« --- Au bout du bout, et une fois le raisonnement sur l'existence rebouclé sur lui-même, aucune métaphysique, aucune religion, aucune croyance ne peut donner du sens à l'existence. »

- Comme il a été suggéré précédemment, votre intuition vous oriente bien vers le fond de la problématique et votre question contient, en elle-même, sa réponse.

- « Donner du sens à l’existence », implique qu’il y ait, nécessairement, une séparation entre la chose qui donne le sens et l’existence elle-même. Or, VOUS ETES l’existence. L’entité qui donnerait du sens, est elle-même l’existence, tout comme le « sens », serait aussi l’existence.

- Tous ces éléments sont existence. La séparation est une illusion de la pensée. L’œil ne peut se voir lui-même seul. S’il utilise un miroir, ce qu’il voit n’est pas l’œil, mais son reflet.

« On peut trouver mille excuses ou mille raisons de "vouloir vivre" plutôt que de mourir tant qu'on reste dans un contexte local. De notre propre égoïsme à profiter des instants de la vie, à quelques pensées altruistes concernant nos proches, sur un plan plus globale, à la survie/progrès de l’espèce, ou encore un dessein divin quelconque, mais au dessus de tout ça, il ne subsiste aucune raison valable à l'existence. »

- Le « vouloir vivre » n’a pas de réalité intrinsèque. C’est une autre illusion. La « volonté » comprend une division entre le fait et ce qu’il devrait être. Tant que vous cherchez une raison à « ce qui est », vous ne voyez pas « ce qui est ». Il y a séparation.

- « Chercher une raison à l’existence » relève du même ordre, une séparation entre « l’existence » et « sa raison ». Pourtant, vous comprenez que « l’existence » IMPLIQUE « sa raison » sans pour autant s’y réduire. Elle l’est, sans y être. Vous devez commencer à percevoir les difficultés de manier ces idées avec une logique formelle aristotélicienne.

- Les outils utilisés ne sont pas adaptés et vecteurs d’importantes confusions.

« Exister, et vouloir exister, est une pulsion irrationnelle, une folie. Je suis généralement aussi peu comprit sur ce plan que je ne comprends mes contemporains. On peut se battre pour la vie, pour la "néguentropie" ou ce qu'on veut, mais il reste inévitablement la question: Pourquoi faire ? pour quelle finalité ? A qui profite le crime (de l'existence) ? Qui serait dérangé, outragé ou triste d'un non-univers, de l’inexistence de toute chose ? Les êtres qui n'existent pas ? Non, puisqu'ils n'existeraient pas... »

- « À qui » témoigne d’une autre forme de confusion. La question n’a pas de sens. Souvenez-vous de la Lettre D33-1 et de l’exemple utilisé : « Pourquoi l’Homme pleut ? ». La teneur de votre interrogation est la même.

- Plus encore, reprenez les éléments décrits précédemment, dans le présent message, en y modifiant votre schéma de réflexion : existerait-il une réelle distinction entre le penseur et sa pensée ? Si le penseur est issu de la pensée, alors en quoi sont-ils différents ? Pour autant, en utilisant cette dichotomie, vous sentez qu’elle « existe ». Dans une logique non bivalente, si le penseur est la pensée, alors le « qui » n’a pas d’essence réelle et votre question perd ses fondements ontologiques.

« Si l'univers est un système totalitaire où il est question de "remplir sa part du contrat" pour satisfaire aux besoins d'une quelconque divinité, soit, mais alors pourquoi s'étonner que le monde ait la forme qu'il a ? Il ne serait jamais que le reflet de l'univers lui-même, un système de concurrence où il y'a des gagnants et des perdants, des "réussis" et des "ratés"... Ou un système où le plus obéissant est le mieux récompensé... On trouvera toujours des "ratés", des "infortunés" de l'existence que le "Divin" ou le "Hasard" aura fait "rebelle" ou "non conforme" aux canons... Pourquoi donc s'émouvoir du cynisme d'un monde injuste, si l'univers est déjà injuste ? »

- En appliquant les éléments de réponses cités auparavant, vous parviendrez à résoudre cette problématique. « Existe-t-il » véritablement de division entre l’Univers et ses parties ? Entre le penseur et ses pensées ? Entre l’observateur et l’observé, etc. ?

- Le processus de « comparaison » est une autre illusion nourrissant l’impression de séparation. Le « raté » n’a d’essence que dans sa comparaison à ce qui est « obtenu », comme toutes les autres valeurs fondées sur une logique différentielle (« jour / nuit », « cru / cuit », « moi / toi », etc.)

« Quand aux objections portant sur le "libre arbitre", je peux les balayer d'un seul argument: Personne n'a demandé à exister. Par quelle obligation donc, devrait-il être "heureux d'être là", remercier qui que ce soit, et se voir affublé de responsabilités (dont virtuellement il n'a jamais voulu) vis à vis de la conduite de son existence ? Toute existence sur terre est le fruit tantôt d'un mécanisme amoral (pulsion biologique de reproduction), tantôt d'un égoïsme (le désirs des parents de faire des enfants). Qu'en est-il à l'échelle cosmique ? »

- Celui qui est « libre » s’oppose, par définition, à toutes formes d’influences, de conditionnements, d’autorités. Pour autant, jouir de « libre-arbitre » implique logiquement le fait « d’exister ». Ne peut être libre celui qui n’existe pas. Le formalisme binaire limite vos possibilités de réflexion et son extension au-delà des considérations purement métaphysiques.

- La problématique du « désir » recouvre d’autres champs complexes nécessitant de plus amples investigations neuro-psycho-biologiques. Selon le versant purement « symbolique » propre à votre logique bivalente, vous comprendrez que ne « désire » que celui qui « manque ». En étendant ce constat aux différents aspects de vos considérations, vous pourrez retourner le sens de votre questionnement.

« Quand j'aborde ce sujet, en général les gens sont tantôt désemparés tantôt paniqués... Il est vrai aussi qu'aucun argument en faveur de la vie ne résiste à l'absence totale de nécessité... Exister n'est pas nécessaire, ce n'est qu'un arbitraire. »

- Ayant compris l’aporie d’opposer « l’existence » à « la nécessité », selon une dimension formelle, votre question recouvre une problématique psycho-ontologique. Le « désir » de l’individu humain peut-il vivre s’il n’est pris dans les propres filets du « désir » d’autrui ? À quoi bon vivre, pour un enfant, si ses parents lui expriment qu’ils ne l’ont pas « désiré » ? Si le désir d’un individu se loge dans celui d’une figure glorifiée, alors quel peut-être le plus bel archétype que celui de la figure divine, à travers l’interrogation de son désir inaccessible et mystérieux ?

« Pour sur, pour qu'une espèce intelligente perdure, il lui faut garder une raison de continuer d'exister et de procréer, au moins par pure hédonisme, sans quoi la logique la conduit inévitablement à cesser de participer à ce jeu absurde. Et très logiquement, toute espèce intelligente qui subsiste dans l'univers, est fatalement pourvu de conformations idéologiques compatibles avec la survie et la nécessité de survivre (ne serait-ce que par obéissance craintive à un commandement divin)... Mais est-ce bien raisonnable ? »

- La « survie » se distingue-t-elle, maintenant, de la « vie » ?

- Espérant avoir su vous orienter vers de nouvelles pistes de réflexion, acceptez de sincères salutations."


***

lundi 6 juin 2016

Analyse des Twitters "Ummo"

A l'aube du 21ème siècle, la terre tournait toujours autour de son axe et les terriens s'affairaient à leurs occupations habituelles.

Introduction

L'objectif de ce rapport n'est pas d'infirmer ou d'affirmer l'origine exotique ou non des protagonistes désignés, mais uniquement de brosser une chronologie des faits jusqu'à ce jour et d'établir que nous sommes face à deux sources distinctes qui se font concurrence. Nous comptons actuellement trois comptes Twitter se réclamant de près ou de loin comme étant des émissaires (directes ou indirecte) de la planète Ummo :

  • @oyagaa_ayuyisaa (OYAGAA AYOO YISSAA)
  • @oomo_toa (OOMO TOA)
  • @UmmoOyaa (EYAOLOOWA)

En réalité, il en existe d'autres, tel @AiooyaaOaxiiboo (Oaxiiboo), @dei98_ (deii98) ainsi que @dei68 (dei-68) et probablement encore d'autres, mais nous nous intéresserons ici uniquement aux trois premiers pour des raisons qui sembleront évidentes à la lecture du présent exposé.

Chronologie rapide

Le compte twitter à l'origine de cette affaire n'est pas un des quatre comptes cités ci-dessus, pour la bonne raison que ce compte n'existe plus à l'heure actuelle, il a été supprimé (ou désactivé) par son auteur. Il s'agit du compte @oaxiiboo6. C'est par ce compte que ce qu'on peut désormais appeler « l'affaire des twittes ummo » a commencé.

En 2012, le compte @oaxiiboo6 fut créé sur le réseau Twitter, après différentes phases d'approches que nous ne détaillerons pas ici, @oaxiiboo6 s'est imposé aux alentours de fin 2014 comme un canal d'information prétendument exotique (bien qu'il n'y eut jamais vraiment explicitement et directement revendication d'exotisme de sa part.).

Au cours de ce que nous appelleront une « phase de transition », en février 2015, trois nouveaux comptes Twitter sont créé en lien avec le compte @oaxiiboo6 : @oolga_waam (OOLGA WAAM) , @oomo_toa (OOMO TOA) et @oyagaa_ayuyisaa (OYAGAA AYOO YISSAA) de ces trois comptes, seuls deux sont encore ouverts @oomo_toa et @oyagaa_ayuyisaa. Le compte @oaxiiboo6 fut fermé vers le mois d'aout 2015 probablement en même temps que le compte @oolga_waam bien que ça soit dificile à évaluer (à se rémorer surtout).

Vers le mois d'avril 2016, alors que les deux comptes @oomo_toa et @oyagaa_ayuyisaa restaient silencieux depuis un certain temps, ils se sont « ouvert au public » (ils étaient précédemment en accès « privé »), environ au même moment apparaissait deux nouveaux comptes dans le paysage : @UmmoOyaa et @AiooyaaOaxiiboo se réclamant explicitement d'un corps expéditionnaire « oumain ».

Quelle filliation entre les différents comptes ?

En fait, nous savons de manière quasi certaine que les comptes @oyagaa_ayuyisaa et @oomo_toa sont lié au compte originel @oaxiiboo6. En effet, préalablement à la création des trois comptes ( @oomo_toa @oyagaa_ayuyisaa et @oolga_waam), le compte @oaxiiboo6 avait alors créé trois listes (twitter permet de créer des listes) nommés de la même manière que ces trois comptes, à savoir OOLGA WAAM, OOMO TOA et OYAGAA AYOO YISSAA. Peu de temps après la création de ces trois comptes, @oaxiiboo6 a changé son « image de theme » de compte twitter, faisant représenter le personnage fictif avec un paneau très explicite le désignant comme étant « @oomo_toa ».

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Le doute est donc dificilement permit, @oaxiiboo6 et @oomo_toa  sont au moins complices et de manière tout à fait affichée et assumée. Nous déduisons assez facilement qu'il en est de même pour @oyagaa_ayuyisaa qui était également une des « listes » du compte @oaxiiboo6, et qui par l'usage de texte-image en brun sur fond cyan, comme @oaxiiboo6 laisse entendre qu'il s'agit de la même source. Il est également à noter que chacun de ces comptes avaient tous (jusqu'à très récemment) exactement le même « avatar », cadré exactement de la même manière.

L'identification des "Sources"

Avant d'aller plus loin, il semble nécessaire de préciser ce qu'on entend par « source ». Car en effet, le compte @oaxiiboo6 semble lui-même avoir été alimenté par plusieurs « sources », c'est à dire par plusieurs individus s'exprimant à travers le même compte, travaillant de concert. Nous ignorons combien de protagonistes se cachent derrière un ou plusieurs comptes, un compte peut cacher plusieurs protagonistes, et un protagoniste peut s'exprimer à travers plusieurs comptes. Nous définirons donc, dans le contexte qui nous intéresse ici, qu'une « source », c'est un ou plusieurs d'individus complices qui travaillent ensemble dans un objectif commun et usant d'un protocole unifié.

Nous identifierons donc deux sources:

  • La "source historique": O6 : Est considérée comme "source historique" les comptes @oomo_toa (OOMO TOA) et @oyagaa_ayuyisaa (OYAGAA AYOO YISSAA) qui ont l'antériorité et sont clairement identifiés comme liés au compte historique @oaxiiboo6.
  • La "source concurrente": UO : Est considéré comme "source concurrente" le compte @UmmoOyaa (EYAOLOOWA) et éventuellement @AiooyaaOaxiiboo qui ont faire leur apparition beaucoup plus tardivement et dont le lien avec le compte historique @oaxiiboo6 fait défaut.

Le cas @UmmoOyaa

La source UO (@UmmoOyaa) a fait son apparition récemment, en Mars 2016, durant une phase de silence de la source historique O6 (@oomo_toa/@oyagaa_ayuyisaa). Cette source a finit par avoir une certaine audience et continue actuellement à converser avec divers intervenants. Il est difficile d'évaluer les stratégies de chacun, mais il semble néanmoins que certaines personnes pensent que la source UO (@UmmoOyaa) est lié à la source historique O6 (@oaxiiboo6). Nous allons nous attacher à démontrer qu'il s'agit bien de deux sources distinctes, et que les stratégies de la source UO (@UmmoOyaa) présentent certaines anomalies.

Les avatars

Les comptes Twitter de la source historique O6 possèdent exactement la même image d'avatar, issue de la même source, recadrée exactement de la même manière. En revanche celui de la source EYA bien que représentant la même chose (et il faudra revenir sur ce détail), soit la soucoupe issue des fameux "faux" de l'affaire Ummo, émane d'une image numérique différente et n'est pas cadrée de la même manière.

avatars.png

L'identifiant et le nom

Concernant les comptes de la source historique O6 la convention de nommage adoptée consiste en un identifiant tout en minuscule avec l'usage d'underscores ( _ ) pour signifier les espaces entre les mots: convention_de_nommage

Aussi, les noms affichés correspondent aux identifiants : OYAGAA AYOO YISSAA > @oyagaa_ayuyisaa et OOMO TOA > @oomo_toa.

Concernant la source UO la convention de nommage est différente et correspond à la norme JAVA pour le nommage des classes: 1ère lettre en majuscule, Mélange de minuscule, majuscule avec la première lettre de chaque mot en majuscule: ConventionDeNommage

Aussi, le nom affiché ne correspond pas du tout à l'identifiant: EYAOLOOWA > @UmmoOyaa.

Les textes-images

Les textes-images de la source historique O6 ont des caractéristiques précises permettant de les identifier comme émanant d'une source commune, et c'est probablement voulu. Outre un code couleur commun depuis plusieurs mois, à savoir le brun/rouge sur fond cyan, elles ont toutes un format d'image identique à chaque fois: 576 pixels de coté (images carrés) quoi qu'il arrive.

Les textes-images de la source UO sont en revanche de formats arbitraires (pas de convention sur la taille des images), généralement plus grandes (parfois même très grandes), en noir sur fond blanc.

Les revendications

La source UO n'a jamais revendiqué de lien avec la source historique O6. De leur coté, les comptes de la source historique O6, @oomo_toa et @oyagaa_ayuyisaa ont en revanche revendiqués leur lien en se suivant (follow) mutuellement l'un l'autre, et ce, à l'exclusion du compte @UmmoOyaa (UO). Il est d'ailleurs à noter qu'ils ont procédés à cette "tactique" APRÈS que la source concurrente UO se soit manifestée, signant assez clairement qu'il s'agit d'une réaction à l'apparition de cette source concurrente : "Nous nous connaissons, mais "@UmmoOyaa" on ne le connaît pas."

En fait, il apparaît clair que les deux sources, l'historique O6 et la tardive UO sont en concurrence. La nature de cette concurrence peut d’ailleurs être déduite par d'autres moyens, dont nous allons faire un bref aperçu.

La stratégie de la source UO

Il faut se souvenir que la source UO est apparut très récemment, le compte @UmmoOyaa a lui-même a été créé récemment, en mars 2016. La source historique O6 et les comptes @oomo_toa et @oyagaa_ayuyisaa ont donc l'antériorité, aussi bien dans le style, dans les choix graphiques et les techniques de diffusion de l'information. A ce titre, la stratégie de la source UO est bien particulière, car elle s'attache à mimer la source historique O6 tout en essayant de s'en démarquer:

L'avatar

L'avatar de la source UO bien que cadrée différemment, représente la même chose que les comptes de la source O6, à savoir la photographie d'une soucoupe volante arborant le sigle Ummo. Image bien connu des personne ayant étudié l'affaire Ummo. Pourquoi faire une telle économie d'originalité ?

Nom de compte

Sur un modèle identique à la source historique O6, le nom associés au compte @UmmoOyaa est écrit en majuscule :

  • @oyagaa_ayuyisaa => OYAGAA AYOO YISSAA
  • @oomo_toa => OOMO TOA
  • @UmmoOyaa => EYAOLOOWA

On notera également qu'il ne s'agit pas d'un "nom propre" ou d'un "nom de code", comme par exemple "Dei 98" ou "Uxel 72", mais, à l'images des comptes de la source historique O6 , de ce qui se veut être apparemment un "nom commun".

Les premiers messages

Le premier message de la source UO semble, non seulement arriver comme un cheveux sur la soupe, mais également reprendre la thématique d'un des premier messages du compte historique @oaxiiboo6 :

  • @UmmoOyaa : « It should direct the telescopes Kepler, Hubble and Spitzer to our star. »
  • @oaxiiboo6 : «  Could I suggest you to aim also at Wolf 424? You should more probably get an answer, 7 years sooner. »
Les textes-images

Après avoir essayé d'être originale, en faisant appel à des sites tiers pour outrepasser la limitation de 140 caractères de Twitter, la source UO a fini par également opter pour la formule des textes-images. Néanmoins, ceux-ci ont la particularité d'être écrits en police Courier sur fond blanc ce qui ne semble avoir d'autre objectif que de marquer une filiation avec les lettres originales reçues par le groupe de Madrid.

Comme nous le voyons, la source UO semble peiner à être originale et à se démarquer franchement de la source historique O6. En effet, rien n'empêcherait une source concurrente d'opter pour des stratégies de communication franchement différentes afin de clairement se démarquer de ceux qu'on voudrait faire passer pour des faussaires. Compte tenu de ces observations, il convient de comprendre que la source UO est une "réaction" à la source O6.

Les divergences

Pour finir nous allons dresser un portrait rapide des différences de fond entre les deux sources. Car si la source concurrente UO imite la source historique O6, elle tient également à s'en démarquer, et s'en démarque par certains aspects fondamentaux.

Le catastrophisme

La source UO s'est très rapidement positionné sur la question du catastrophisme. UO s'attache a faire passer le message que toute idée catastrophiste sont des "psychovirus" (thèse non dénuée de sens par ailleurs) et qu'il initie un contact d'ailleurs à cause de ça, car il est urgent de rééquilibrer les consciences... Il est aisé pour quiconque à suivit l'affaire avec la source historique O6 de comprendre que la source UO fait en réalité allusion aux annonces catastrophistes de la source O6 pour les dénoncer. Nous avons ici encore un indice que la source UO est une "réaction" à la source O6 et non une émanation indépendante.

L'usage du mensonge

Si la source O6 n’apparaît pas toujours très crédible et si bon nombre d'élément peuvent faire douter, la source UO en revanche s'est clairement illustré par l'usage du mensonge pur et simple. En effet la source UO n'a pas hésité à présenter l'image d'un jeu vidéo (préalablement désaturée) comme étant une photographie authentique de l'intérieur d'un de leur vaisseau spatial...

La recherche du lien avec le dossier UMMO

La source O6 tout en s'affiliant à l'affaire UMMO n'a fait que peu d'effort (voir pas du tout) pour sembler raccord avec les lettres originales reçues par le groupe de Madrid. C'est d'ailleurs une chose que beaucoup d'intervenants reprochent à cette source, n'y reconnaissant pas le "style" UMMO. De l'autre coté en revanche, on pourrait dire que la source UO en fait des caisses pour sembler raccord avec le dit "style original des lettres", allant jusqu'à préciser à chaque fois "ne nous croyez pas", comme pour induire un effet comique de répétition. Les textes (textes-images) longs, se perdent en formulation alambiquées constellés de précautions oratoires reprenant une sémantique propre aux lettres originales, mais confinant à la caricature, pour ne finalement délivrer aucune information, sinon caresser l'interlocuteur dans le sens du poil.

Conclusion

Il est hors de question ici de conclure quoi que ce soit concernant les comptes historiques. De savoir si la source O6 est plus "exotique" ou "authentiques" que la source concurrente, il s'agit là d'une toute autre question qui ne saurait être tranchée avec autant de légèreté. Mais il apparaît assez clair que la source UO a été créé en réaction à la source O6 pour la concurrencer et la contrecarrer. Pour se faire, la source UO a curieusement opté pour la stratégie de l'imitation, ce qui devrait immédiatement alerter sur la nature de cette source: Quelle source "originale" chercherait à en imiter une autre, qui a l'antériorité, pour la concurrencer ?

En fait la stratégie de UO semble assez grossière à première vue, et permet éventuellement de comprendre ses motivations: La source UO considère de facto que la source O6 est une supercherie, mais s'estime également meilleur représentant que la source O6. C'est donc directement à la source O6 qu'elle veut s'attaquer. Pour se faire, la source UO va commencer par imiter la source O6 tout en marquant des différences, d'une part pour tenter de "pirater" la source O6 en "récupérant des adeptes", mais également pour signifier la supercherie de la source O6 démontrant que l'opération est facile à réaliser (le suppose-t-il, du moins). Progressivement, la source UO tentera finalement de démontrer qu'elle sait "mieux faire" que la source O6 en imitant "mieux" le style des lettres originales tout en faisant des sortes de "démonstration de force" à grand renforts d'idéogrammes et de traduction de textes. Par ailleurs il apparaît clair que les annonces catastrophistes de O6 posent problème à la source UO c'est pourquoi elle prend le contre-pied de celle-ci en les qualifiant de "psychovirus".

lundi 25 avril 2016

Lordon et la démocratie

Un article du site Challenges.fr intitulé "Quand Frédéric Lordon dévoile l'inquiétant projet de Nuit debout" tente de nous expliquer les sombres desseins du mouvement "Nuit Debout" plus ou moins mené par un charismatique Frédéric Lordon aux allures de révolutionnaire... Aussi certains tweet-ils l'article avec le commentaire "Lordon refuse la démocratie !". Les citations hors contexte de ce discours du 20 avril à la bourse du travail m'ont moi-même interloqué au départ et l'espace de quelques heures (jusqu'à ce que je visionne la vidéo du discours), j'ai bien cru qu'emporté par la fièvre révolutionnaire, Lordon s'était piqué d'une forme de néo-fascisme. Seulement voilà, en fait c'est mal comprendre Lordon et la sociologie qui gouverne la mouvance à laquelle il appartient.

Du spectacle de la contestation

Les paroles de Lordon peuvent choquer si - comme on pourrait le croire vu la teneur de son discours par ailleurs - il était un authentique révolutionnaire, motivé par des ambitions révolutionnaires, et si il percevait le mouvement "Nuit Debout" comme les prémices d'une véritable insurrection populaire. Or il n'en est rien.

Qu'est Frédéric Lordon en réalité ? Il s'inscrit dans la mouvance de la gauche française qu'on pourrait qualifier de "syndicalo-estudiantine" qui depuis des décennies organise, de manière quasi rituelle, des manifestations contre des mesures gouvernementales, à base de grèves, de défilés, et finalement de merguez partie et de fanfares. Certes, Lordon en est en quelque sorte le pendant intellectuel, il est l'utopiste instruit qui théorise et manie la prose, mais il est par essence pourvu du même "logiciel", et dans les faits limité par les mêmes bornes. Ce qui caractérise cette gauche, c'est qu'elle n'existe et ne se pense elle-même qu'en tant que contestataire d'un pouvoir établi, elle n'a jamais eu l'ambition de "remplacer le pouvoir", mais tout au plus de l'infléchir, de le faire "changer d'avis", et même cette ambition semble leur être très lointaine en fait.

C'est pourquoi ces mouvements contestataires sont si rituels et si "festifs", tout en comportant les nécessaires et non moins rituels échauffourées avec les forces de l'ordre et les dégradations matérielles collatérales. Nous sommes bien plus proche des "Saturnales" que de tout autre chose: la légitimité du pouvoir n'est remise en cause que virtuellement et temporairement par des actes d'insoumission tout à fait symboliques dans un simulacre de jacquerie propre à la culture française.

Il est amusant d'ailleurs de voir une certaine presse se dépêcher d'expliquer que "Nuit Debout" est plus que ça (Slate.fr), tandis qu'une autre voudrait nous alerter sur le caractère sombre et stratège de Lordon (Challenges.fr). Nous somme dans le spectacle et l'industrie du spectacle (la presse), s'empresse de donner corps, identité et consistance à cette pièce de théâtre, si excité de voir se rejouer (mais pour de faux) encore une fois ce moment magique et tragique, qui semble décidément ne pas avoir encore été digéré par la société française (mais c'est un autre sujet).

L’horizon indépassable des contestataires institutionnalisés

Dans le film "Les Evadés" de Frank Darabont (1994) le personnage de "Red" explique à ses co-détendus ce qu'est être "institutionnalisé": "Ces murs ont un effet bizarre. On les hait d'abord, et ensuite on s'y habitue, et plus le temps passe, plus on finit par en avoir besoin. C'est ça être institutionnalisé." "Red" nous explique en fait que des détenus, qui ont normalement pour vocation à vouloir s'échapper, finissent en réalité par avoir besoins de leur prisons car ils finissent par fonder leur identité et leur utilité sociale dans le cadre de cette prison... Le film met d'ailleurs en scène un détenu libéré qui finit par se suicider faute de pouvoir se réinsérer et se "repenser" dans une société où il n'est plus rien, alors qu'en prison, il "était quelqu'un". Le cœur du problème de cette "gauche contestataire" est là, elle est en fait "institutionnalisée".

La fin du discours de Lordon à la bourse du travail trahie d'ailleurs sa véritable psychologie et sa vision du monde: Il évoque (mais presque en chuchotant, à croire qu'il a peur de ce qu'il dit) la nécessité de mettre le TAFTA/TTIP sur le tapis pour "fédérer les agriculteurs"... Pourquoi vouloir "fédérer les agriculteurs" si le mouvement "Nuit Debout" se veut de facto être un mouvement de contestation populaire global ? En réalité Lordon le sait très bien, et c'est à ce point évident pour lui qu'il ne voit pas la nécessité de contextualiser son discours "non-démocratique": il n'a AUCUNE ambition d’insurrection populaire ou de révolution. Du reste, le mot d'ordre n'était-il pas dès l'origine "leur faire peur" ?... Quelle ambition se cache derrière un tel slogan ?

Dans ce contexte, son discours aux allures "léniniste" n'a rien d'étonnant bien qu'il soit détonnant, puisqu'il se pense lui-même avec le mouvement "Nuit Debout" dans le cadre d'une lutte particulière d'une certaine minorité opprimée contre un pouvoir inébranlable. Et comme il se pense lui-même avec "Nuit Debout" comme une minorité dans un paysage plus globale, il réprouve tout logiquement cette fameuse "démocratie all-inclusive", tout en développant des stratégies pour "fédérer" de manière tout à fait temporaire et contextuelle, tantôt les agriculteurs ou les taxis: Nul besoin de "démocratie", nul besoin de "débattre", le mouvement n'a pas, à ses yeux, vocation à "renverser" et "prendre" le pouvoir, mais uniquement à le "chahuter", d'ailleurs probablement moins dans l'espoir qu'il fléchisse, que pour s'incarner dans le rôle rituel (et factice) du révolutionnaire.

Cette "lutte des classes" incarnée par cette gauche est en réalité le poisson-pilote de ce contre quoi elle prétend lutter: elle profite de l'onde de proue créée par la nage du grand requin pour nager a ses cotés. Mais même cette image n'est pas assez forte, car le poisson-pilote peut survivre et exister sans le requin qu'il accompagne: Eux, non... En effet, nous verrons des graffitis "Je lutte donc je suis", et c'est exactement ça: ils n'existent que par cette "lutte" et sans lutte ils n'existent plus et sans pouvoir oppressif contre lequel lutter, plus de lutte... Ils ont donc en réalité désespérément besoin d'un pouvoir oppressif pour exister. C'est ici leur horizon indépassable: ils ne peuvent pas se penser en dehors de "la prison", en dehors de l'échiquier où ils ont un rôle, une identité, un "sens". Ils ne peuvent donc pas se penser réellement en révolutionnaires, ils ne peuvent pas se penser "renverser la table", car ils SONT SUR la table, il font partie du jeu, si on "renverse la table", ils sont renversés en même temps que tout le reste.

Convergence des rôlistes

Ainsi Lordon et "Nuit Debout" parlent d'une "convergence des luttes", mais de quelles luttes et pour converger vers quoi ? Pour converger vers eux-mêmes, pardi, dans cet "entre-soi" si hermétique qu'il en devient ridicule. En fait, c'est de la convergence de n'importe quelle "lutte" qui s'accorde au spectacle de la contestation dont on parle ici (et surtout pas des vraies). C'est à dire le rassemblement des éléments compatibles avec la pièce de théâtre du spectacle de la contestation. "Convergence des luttes" est de ces slogans que la gauche sait produire à la chaîne et qui ont surtout vocation publicitaire à destination d'eux-mêmes, comme signe de ralliement de tous les poisson-pilotes, de tous les comédiens du rituel de la "saturnale". Ironie, la "Nuit Debout" se délocalise au théâtre de l'Odéon pour soutenir les intermittents.... du spectacle.

Un véritable slogan de rassemblement populaire devrait ressembler à "Union pour UN objectif commun" plutôt qu'à "Convergence DES luttes" qui ne veut rien dire, ou plutôt, veut dire très exactement ce qui a été expliqué précédemment. De "L'union pour UN objectif commun", Lordon n'en veut pas et ne peut pas en vouloir, car cette union devrait se faire avec des éléments du réel qui sont incompatibles avec le rêve utopique de Lordon, à commencer par le peuple français lui-même qui n'est pas du tout conforme à la petite armée de bourgeois-bohèmes qui l'applaudit et forme le noyau dur du mouvement "Nuit Debout"...

La "convergence des luttes" donc, n'a rien à voir avec des ambitions de rassemblement populaire à grande échelle, mais uniquement un appel à tous les comédiens pour une nouvelle super représentation. Et qu'est devenu "Nuit Debout" au bout de quelques jours ? Une simple kermesse rassemblant les divers mouvements de "lutte minoritaires" (féministes, LGBT, vegans, zadistes, etc...), des concerts, des projections cinématographiques et un simulacre de parlement démocratique s'imaginant créer un nouveau monde. Nous ne somme même pas dans une tentative de révolution mais carrément dans le parc d'attraction... Les gens vont à la "Nuit Debout" comme on va à Disney-land, pour s'autoriser à quitter la réalité un court moment, c'est mieux que la télévision, c'est plus interactif... "rêve général".

Un hors-cadre dans le cadre

Mais Frédéric Lordon n'est-il pas le chantre du "hors cadre" ? N'est-ce pas lui qui nous explique qu'il faut "sortir du cadre" ? Voilà qui semble contradictoire en effet... du moins en apparence. Son intelligence se heurtant à ses propres contradictions idéologiques, le problème du cadre doit effectivement lui sauter aux yeux (à ceux de son subconscient à tout le moins), mais il est amusant de constater que si il répète qu'il faut "sortir du cadre" un peu comme un mantra qu'on se répète pour se donner du courage (la méthode Coué, hein), il ne dira jamais qu'il faut "sortir de l'Union Européenne", car ça serait faire un pas dans le concret dont il est bien incapable... La réalité, ça fait peur aux comédiens du spectacle, car un tel comédien n'existe que par le rôle qu'il incarne dans le spectacle, et professer la nécessité de quitter l'Union Européenne, dans la radicalité, sans détours par quelques considérations spéculatives du "Une autre Europe est-elle possible ?", c'est risquer de se faire éjecter par le metteur en scène...

Lordon est "hors cadre" oui, car il est dans un cadre imaginaire, un cadre tellement imaginaire qu'il ne dérange en rien la réalité du pouvoir en place et qu'il s'y insert comme n'importe quel auteur de science-fiction. Et "Nuit Debout" s'est inscrit dès le départ dans ce même cadre "imaginaire", en tant qu'oeuvre de science fiction: "préavis de rêve", "rêve général", "faisons leur peur"... comme le Port-Salut, c'est marqué dessus. Lordon ne peut pas aller au delà de ce théatre, car il n'a ni l'ambition ni le courage des idées grandioses qu'il professe, il est le larbin institutionnalisé que le système universitaire a fait de lui, un comédien du spectacle, un pion de l'échiquier prisonnier de son rôle.

Si une révolution doit se faire, elle se fera sans les Lordon, Ruffin, syndicats, et autres avatars de la "gauche contestataire institutionnalisée", sans les bourgeois-bohèmes et ces minorités en "lutte pour exister". Tous ce que ces éléments peuvent produire est au mieux une légitimation du pouvoir (à force d'agacer la (vraie) population), au pire une accélération de la désarticulation de la société tant souhaité par les oligarques, si ils ne finissent pas par être carrément financés par ces derniers pour achever le travail de destruction si bien entamé...

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